jeudi 22 juin 2017



Let's Save the House of Bizet, 

the House of Carmen

« O ma Carmen ! ma Carmen adorée »
Thus ends the opera, in this tragic and heartbroken scene.
Yes, we all know Carmen, this character that became a myth, this woman of Freedom and Love, this opera that became the most popular in the world.
But what do we know about his creator, Bizet? So little!
Do you know that he died exactly three months after the premiere of Carmen, at the age of 36 like Mozart ?
Do you know that his life was an incessant struggle to survive?
Do you know that the public and critics of the time received "Carmen" disdainfully, considering it even vulgar and not worthy to be performed before the audience of the Opéra-Comique?
But the great composers of his time saw more clearly. Brahms in Vienna was enthusiastic, Wagner applauded, and Tchaikovsky cried out in 1880 "this opera will be the most popular opera in the world." In a remarkable vision, he was right, only Bizet was no longer there.
Nowadays it continues to be the most played and translated opera in the world and many of you know it and others hum its tunes, just because they have become so universal.
The house, where Bizet spent wonderful moments and loved so much, where he wrote the 1.200 manuscript pages of Carmen's orchestration and where he ended his days in 1875, is now on sale.
Bizet, this genius of music deserves that we do not let it go to an anonymous owner. On the contrary, it must become universal patrimony, a place of memory dedicated to this composer of genius and a house of future for artists in residence. We owe him that!
Carmen, memory and future. This is our goal!
Bizet recognition and gratitude. Such is his due!
As a musician, as President of the CEM, I invite you to participate in the rescue of this House. It will be part of a major cultural, educational, scientific, tourist and economic project of the City of Bougival and the CEM, bringing together this Golden Triangle, the treasure of Bougival, which gathers the Villa of Pauline Garcia Viardot, the Datcha of Tourgueniev and the House of Bizet. Few places in the world can claim of having such geniuses united on the banks of a still protected Seine and one of the cradles of the Impressionists' movement. In this little perimeter, we have all Europe.
I count on you! We owe it to Bizet and also to Carmen!
Your generosity will be the foundations of a new Life for this house. The “Espace Carmen”, to be created in front of the House of Bizet, will become a grandiose and unique project which, thanks to you, will be possible to develop for the future generations. In defending this heritage and making it alive, we are therefore building a better future for generations to come.
Let us be thousands, millions! And share this information all around you!
Let us get involved in this movement for Beauty and Music. Be our Ambassadors!
Your participation is essential and I am sure that you will be proud to see your name inscribed on this wall of Gratitude to Georges Bizet.
What moves us is the preservation of an heritage, of Beauty and, in my case, it means also the recognition of Music. In other words, the preservation of Mankind!
Thank you!

SAUVONS LA MAISON DE BIZET, LA MAISON DE CARMEN
LET'S SAVE THE HOUSE OF CARMEN, THE HOUSE OF BIZET!
Please share this information and participate in the crowdfunding to SAVE THE HOUSE WHERE BIZET COMPOSED CARMEN AND DIED AT 36... WE OWE THIS TO HIM!!!
https://youtu.be/x_h24EMYnJY
www.dartagnans.fr/carmen

mercredi 24 mai 2017

 

JORGE CHAMINÉ

LA FERVEUR D'UNE VOIX D'HOMME

Texte de Jean-Jacques Lafaye

 

 

Dans la galaxie des étoiles du monde lyrique, son nom brille sans relâche, presque discrètement, différemment des autres. Comme s’il fuyait la lumière dont sa voix est habitée.

Né pour chanter

La puissance et l’expressivité du timbre, celui du « baryton le plus raffiné de notre époque », la prestance physique et la présence humaine, une noblesse naturelle qui s’applique avec la même ferveur exigeante dans l’oratorio, le poème avec orchestre, le lied, les fados et les tangos, le boléro et la chanson tsigane. Il est libre, il embrasse les mélodies et les partitions qui font sens chaque fois qu’il s’en empare, en interprète créateur. Quel instrument plus nu, plus vulnérable que la voix humaine ? Il s’en sert comme s’il voulait changer les cœurs, il la sert comme un croyant, car il est né pour chanter.

La musique : une chance de « servir le Bien »

Descendant de hautes lignées ibériques, ce Parisien universel est plus qu’un polyglotte lyrique, un esprit de haute culture, un pédagogue par choix, un fondateur de festivals prestigieux, un communicateur de paix toujours disponible lorsqu’une cause l’appelle : les enfants malades, les réfugiés mal reçus, les jeunes pris dans la guerre, tous ceux que l’harmonie a refusés.
Être musicien, pour lui, c’est plus qu’un métier, plus qu’un don, plus même qu’une vocation : en fait, la chance de servir le Bien dans la compagnie des créateurs éternels. Pas de science plus humaine que la Musique, capable de guérir même les corps. C’est sans le vouloir qu’il a accumulé les reconnaissances, les distinctions de « Personnalité musicale de l’année », de Musicien de la Paix, les présidences du souvenir des grands compositeurs et une haute mission pour Music in Middle East.
Et à Bougival, aux portes de Paris, dans l’amour de Pauline Garcia-Viardot et de Georges Bizet, il couronne son engagement d’artiste et d’homme en créant un Centre Européen de Musique très futuriste.  Pour que la flamme du passé éclaire la vie musicale de demain. Comme si la générosité était la condition de son accomplissement, le secret de sa voix. Pablo Casals le reconnut enfant, Hans Hotter fut son maître de chant, Yehudi Menuhin son maître d’âme dont la complicité jamais ne lui manqua. Sur les épaules de ces géants il avance, il les continue, il les fait grandir.
Ses partenaires, au fil d’une intense carrière à la scène et au concert, sont justement Placido Domingo, Mirella Freni, Teresa Berganza. Les grands chefs : Ozawa qui le fait débuter à Carnegie Hall, mais aussi Giuseppe Sinopoli, Claudio Scimone, Michel Corboz, et Leonard Bernstein trop tard qui voulait lui faire chanter encore et encore le si unique Gustav Mahler.

Saluons l’homme et l’artiste

Au royaume de la musique, Jorge Chaminé n’a que des amis. Son nom sonne comme une caresse ou une injonction. Même s’il publie peu de disques, même quand il espace ses apparitions publiques, il est là, tel un haut responsable du divin message de la musique au milieu des hommes. Le respect qu’il inspire, j’en puis témoigner, est rare. Et chaque moment passé en compagnie de sa voix, inoubliable. Son empreinte fugace n’est jamais passagère, car ce qu’il touche de son chant prend une couleur, ouvre un horizon, réconcilie et fait découvrir. Brahms, Beethoven, Fauré, et Mozart, et Bach en secret : il ne faut pas chercher à le suivre comme tant d’interprètes spécialisés, il suffit de saisir la chance de l’entendre.
Car la voix, plus encore sûrement qu’un instrument palpable, témoigne pour la responsabilité, la force de la conscience, la transmission subtile. Les arcanes de la condition humaine, il sait les traverser sur tous les continents du répertoire. Ses dons multiples loin d’être une entrave, libèrent ses intuitions d’interprète. Un Humaniste spirituel, choisi par la musique pour remplir son destin dans l’épanouissement du partage. A l’aube de la décennie de sa pleine maturité, clémente aux voix graves, quand aucun artifice ne saurait faire obstacle à l’Art, saluons en Jorge Chaminé l’homme et l’artiste, un Grand et un Proche.

Jean-Jacques Lafaye Mai 2017




















CEM - Centre Européen de Musique Bougival 

MASTER CLASSE 

"BARBIERE DI SIVIGLIA" - ROSSINI 

par TERESA BERGANZA 

dir. Jorge Chaminé

du 11 au 18 Juin 

au Château de la Petite Malmaison

(Rueil-Malmaison)  

 

A ne pas manquer ce nouveau rendez-vous d'exception organisé par le CEM. 
Pour toutes informations : centreuropeenmusique@orange.fr 
ou www.centreeuropeendemusique.fr ou page FB du CEM